Un système au bord du gouffre Ce qui est en train de disparaître. Ce ne sont pas seulement des bâtiments. Ce qui disparaît, ce sont des traces. Des repères. Selon une analyse récente, la préservation du patrimoine québécois repose sur un équilibre fragile entre financement, artisans, réglementation et mobilisation citoyenne. Cet équilibre est aujourd’hui rompu. Le patrimoine bâti québécois – maisons anciennes, églises, moulins, bâtiments industriels, etc. – est effectivement en situation préoccupante dans plusieurs régions.
La réflexion présentée ici prend racine dans les travaux menés pour la web série sur la Colonisation des Laurentides, produite par Laurentides en Histoire.
Ce projet a révélé une réalité fondamentale : la région des Laurentides a perdu son histoire commune, et cette perte rend aujourd’hui extrêmement difficile la gestion cohérente de son territoire, de son patrimoine et de ses relations avec les Premières Nations.
Pendant plus de deux siècles, le développement de la région s’est fait en couches successives, sans jamais être réuni dans une structure commune. La seigneurie de Terrebonne, matrice historique des Laurentides, a été détachée administrativement du reste de la région, alors qu’elle en est le point d’origine. C’est à partir de Terrebonne que se sont développées les autres seigneuries du nord.
Le rôle du seigneur Joseph Masson, né à Saint Eustache, fut déterminant, il a structuré l’industrialisation régionale, il a ouvert les voies vers le nord, il a rendu accessible le lac Masson, pivot de la villégiature laurentienne et il a joué un rôle politique majeur lors de la crise des Patriotes. Dissocier Terrebonne des Laurentides fut une erreur magistrale, qui a amputé la région de ses racines historiques, économiques et politiques.
À cette rupture s’ajoute une autre anomalie : Mirabel est la seule ville du Québec sans MRC.
Ce vide institutionnel empêche la coordination :
du patrimoine fondateur (Oka, Saint Benoît, Saint Eustache, Chapelle, Maison Dubois)
des relations avec les Premières Nations (Kanesatake / Saint Lucie) ;
des enjeux liés aux expropriations et aux terres fédérales (aéroport, TGV) ;
du lien naturel avec les Laurentides forestières du Curé Labelle, tournées vers l’Outaouais.
Ces observations montrent que le territoire repose aujourd’hui sur quatre réalités historiques et géographiques distinctes, qui coexistent sans se parler :
Les Basses Laurentides seigneuriales, berceau de la région, de Terrebonne à Oka, où se trouvent les premières paroisses, les maisons fondatrices et les lieux de mémoire.
Les territoires autochtones, antérieurs à toute colonisation, jamais cédés par traité, porteurs d’une mémoire millénaire et d’enjeux essentiels liés à l’eau, à la forêt et à la toponymie.
Le secteur aéroportuaire et les terres expropriées, marqué par un traumatisme collectif encore vivant, aujourd’hui réactivé par les projets fédéraux comme le TGV.
Les Laurentides du Curé Labelle, dont l’histoire forestière, les chantiers, la colonisation nordique et la villégiature forment une identité distincte mais indissociable du reste de la région.
Ces quatre réalités forment un puzzle cohérent… mais il manque la structure pour les assembler
L’absence de MRC à Mirabel empêche la création d’une vision commune, d’une gouvernance partagée et d’un dialogue stable entre les acteurs municipaux, agricoles, autochtones, patrimoniaux et citoyens. La démarche proposée vise donc à reconstituer la cohérence territoriale perdue, en créant un espace où ces quatre histoires peuvent enfin se rencontrer, se reconnaître et décider ensemble.
Elle vise aussi à donner aux Premières Nations une place réelle, structurante, dans la gouvernance du territoire, non pas comme partenaires consultés à la fin, mais comme co fondateurs d’un nouvel équilibre régional. Cette réflexion n’est pas théorique : elle découle directement des constats historiques, géographiques et humains mis en lumière par Laurentides en Histoires et par la web série consacrée à la Colonisation des Laurentides. Elle répond à une nécessité urgente : réparer une région fragmentée, redonner sens à son histoire, et construire une gouvernance capable de protéger son patrimoine, ses terres, sa mémoire et son avenir.
Rôle de Laurentides en Histoire Laurentides en Histoire, icinous agissons comme gardien de la mémoire régionale, producteur de savoirs historiques (dont la web série) et aussi comme acteur de médiation entre les municipalités, les citoyens et les institutions de la reconstruction territoriale.
C'est notre travail qui a permis de révéler les fractures, mais aussi les continuités possibles que vous trouvez dans cette série intitulé Patrimoine en Péril, où nous allons de chercher à reconstituer une partie de l'histoire manquante de la Couronne Nord de Montréal, ce secteur désigné vise à reconstruire une région qui a été fragmentée par l’histoire et par l’administration, redonner sens à un territoire et à réparer les blessures du passé, à reconnaître les Premières Nations comme partenaires et à offrir aux citoyens une vision claire, juste et durable de leur avenir.
ICI bientôt une série des dossiers qui relateront comment ce péril s'est construit avec le temps, malgré la bonne volonté des hommes bien pensants.
L’histoire de la maison Abraham-Dubois ayant appartenu à Abraham Dubois et ses descendants de 1837 jusqu’en 2004, avant d’être acquise par la Ville de Boisbriand en 2019.
Au tournant du XIXe siècle, la taille démographique de Montréal dépasse celle de Québec, tout en étant majoritairement anglophone. Les pressions exercées par les colons canadiens-français sans terre, chassés des vieilles paroisses surpeuplées de Montréal, de l'île Jésus et même les colons en surnombre de Terrebonne, amorcent le peuplement des Basses-Laurentides.
La seigneurie des Milles Iles
La seigneurie des Mille-Îles fut concédée en 1683 à un capitaine du régiment de Carignan-Salières, Michel Du Gue de Boisbriand, qu’il perdra en 1714 ne s’en étant pas occupé. Le territoire s’étend de Terrebonne à la rivière du Chêne (Saint-Eustache)
La seigneurie fut réconcédée en 1714 aux deux gendres de Boisbriand, soit Jean Petit et Charles-Gaspard, deux fonctionnaires de l’administration française.
Charles-Gaspard Piot de Langloiserie meurt un an plus tard, sa veuve et ses enfants héritèrent de sa part de la seigneurie.
On commença à octroyer des terres le long de la rivière après 1718, alors que l’on divisa la seigneurie en deux, bien qu’elle fût administrée conjointement, jusqu'au début des années 1740.
La moitié Est deviendra la seigneurie de Blainville et la partie ouest restante conserve le nom de seigneurie des Mille-Îles, qui fut aussi dénommée seigneurie de la Rivière-du-Chêne ou encore seigneurie Dumont à l'époque où cette famille en était propriétaire.
« En 1734, la fille de Jean Petit, Charlotte, va marier Eustache Dumont, un officier militaire. Déjà, à cette période, les premières concessions de terres sont faites. C’est ce qui donnera le territoire de Saint-Eustache.
En 1739, Eustache Dumont va commencer à concéder des terres dans la seigneurie de la rivière du Chêne. De 1739 à 1760, la date de son décès, il a concédé exactement 66 terres. Entre-temps, en 1752, il va obtenir une augmentation à sa seigneurie. Au décès d’Eustache Lambert Dumont, c’est son fils qui Eustache Louis qui va le remplacer à la tête de la seigneurie.
LE CHANGEMENT D’EMPIRE
La colonisation de la région nord de Montréal fut marquée par la lenteur, causée par le désintéressement des seigneurs, mais surtout par les guerres franco-iroquoises. C’est sous un régime militaire que la nation évolua jusqu’à l’établissement d'un gouvernement civil en 1763.
Les Basses-Laurentides ont vu la fondation de quatre paroisses avant la fin du XVIIIᵉ siècle : Terrebonne a été créée comme paroisse en 1723, Saint-Eustache a été fondée en 1769, ce qui montre un écart considérable entre les deux, et Sainte-Thérèse a été établie en 1789. Les habitants de Ste-Thérèse et de St-Eustache fréquenteront l’église de Ste-Rose jusqu’en 1768.
Notez que c'est seulement à partir de 1789 que les premiers colons s'établiront l’augmentation de la seigneurie des Milles Îles (futur St-Jérôme).
Eustache Louis y concéda des terres jusqu’en 1807, la date de son décès.
Celui qui le remplace, c’est son fils aîné Eustache Nicolas, qui, lui, au décès de son père, va recevoir les deux tiers de la seigneurie, tandis que sa sœur Marie Louise Angélique recevra l’autre tiers. »
La décennie 1780-1790 marque un tournant dans l'histoire de la colonisation de la région naissante des Laurentides et met fin à l'homogénéité ethnique et religieuse de la colonisation.
Avant 1789, le seul village et la seule paroisse de la seigneurie étaient Saint-Eustache.
Non seulement Marie-Thérèse de Blainville avait-elle une maison sur la rue Saint-Eustache, au Nord de l'église, mais son mari, qui est décédé avant elle, a été inhumé dans l'église même de Saint-Eustache.
Première églisede la seigneurie En 1769, l’évêque du Québec, Mgr Briand, après l'incendie de, voudra en profiter pour la relocaliser. Une querelle allait éclater entre les fidèles de ces deux seigneuries au sujet de l'emplacement de la chapelle sur la Grande Côte.
L'évêque il décida de l'emplacement de la nouvelle église, soit juste entre les deux seigneuries, mais du côté de la rivière Chêne, ce qui déplaira aux gens de Blainville.
En 1785, les coseigneurs de Blainville (Hertel et Lamarque) reviennent encore à la charge en exigeant la construction d'une église sur la devanture de Blainville. L'évêque de Québec refuse et ordonne au contraire la construction d'un presbytère-chapelle sur la rivière aux Chiens.
Une fois de plus, les personnes de la Grande Côte refusent de participer à cette construction. Mgr Hubert, qui avait succédé à Mgr Briand entre-temps, nommera un curé résidant pour Sainte-Thérèse à l'automne 1789, après de fortes représailles.
Pour ce qui est du potentiel historique, donc, les seigneurs de Boisbriand commencent à octroyer des terres le long de la rivière après 1718. C'est leur fille Suzanne qui fait construire le premier manoir en 1750. C'est François Charbonneau qui reçoit une terre de 20 arpents de profondeur en 1740.
On ignore si François Charbonneau occupe réellement sa propriété à cette période-là. Si on compare avec une carte d'environ la même période, soit 1761, on peut voir que dans le secteur, les champs sont cultivés. Il y a des établissements le long de la rivière et des bâtiments apparaissent, mais ils se situent un peu à l'ouest du terrain actuel de la maison Abraham Dubois.
Toutefois, on sait que son fils François, qui hérite du terrain en 1770, va réellement l'occuper. Ainsi, dans les actes notariés, on a trouvé qu'il y avait une maison, des granges et d'autres bâtiments qui étaient construits sur le terrain.
Ça, ça se trouve dans un acte d'échange de terres de 1778. Puis, en 1789, il est mentionné que la maison est en pièces sur pièces. Ça signifie que c'est une maison en bois. En comparant avec une carte de 1793, on constate qu'il y a effectivement une maison sur la terre agricole appartenant à François Charbonneau. Cependant, celle-ci se situe plus près de la limite ouest de la propriété, tandis qu'aujourd'hui, la maison se trouve davantage vers la limite est.
Ainsi ces données-là démontrent qu'il y a effectivement une maison qui est construite avant la maison actuelle qu'on connaît, mais il s'agit d'une maison en bois. En 1816, il y a donc une maison, une grange en bois sur le terrain.
Mais, on apprend également qu'il y aurait eu un four, un four à pain, une laiterie et un caveau. Généralement, ces bâtiments sont construits en pierre ou en brique. Ainsi, ces bâtiments ont laissé des vestiges en sous-sol.
Puis l'acte de vente de 1837 est le premier de la série de transactions à mentionner l'existence d'une maison en pierre, laquelle pourrait donc avoir été construite selon les documents consultés de 1817 à 1837, par un des occupants de cette période, donc Pierre Gravel ou Pierre Robineau.
Ici, vous voyez une splendide photographie de la maison Abraham Dubois en 1947, alors qu'elle est occupée par son fils Elphège.
Cette photographie démontre bien l'aspect d'origine de la maison avant la construction de l'annexe, réalisée à la fin des années 50. Ça permet d'apprécier aussi le secteur qui est très, très rural, très agricole, avec des bâtiments secondaires qui sont construits un peu plus loin, notamment en arrière-cour.
Sur les cartes à droite, vous pouvez voir l'étalement de la terre agricole initiale, qui était de 40 arpents de profondeur et qui allait donc au-delà jusqu'au nord de l'autoroute 640.
Aujourd'hui, les photos aériennes permettent quant à elles de voir que le secteur demeure rural, au moins jusque dans les années 60.
Si vous regardez la dernière photographie, on peut voir que c'est avec la construction des autoroutes, et notamment du boulevard Grande-Allée, que la terre agricole va finalement être, être morcelée et disparaître. Avec la construction de ce qu'on connaît aujourd'hui, les quartiers résidentiels commerciaux qui vont se développer progressivement. Ainsi, notre recherche a démontré qu'il y a effectivement un potentiel archéologique fort sur le terrain, que ce soit à la période préhistorique ou historique.
Suzanne Piot de Langloiserie (1700-1769) était une figure clé dans l'histoire de la seigneurie de Blainville : fille de Charles-Gaspard Piot de Langloiserie, elle a épousé Louis-Jean-Baptiste Céloron de Blainville en 1730 et, bien que son mari ait géré la seigneurie, Elle s'est occupée de son développement, notamment par la construction du premier manoir seigneurial vers 1750, poursuivant ainsi l'œuvre de sa mère, Marie-Thérèse Dugué de Boisbriand, et marquant le début de l'établissement du domaine familial.
Son rôle et sa famille
Origines : Suzanne est la fille de Charles-Gaspard Piot de Langloiserie et de Marie-Thérèse Dugué de Boisbriand, qui détenaient la seigneurie.
Mariage : en 1730, elle épouse Louis-Jean-Baptiste Céloron de Blainville, qui prendra en charge la seigneurie.
Développement de la seigneurie : bien que son mari soit militaire, Suzanne s'est beaucoup impliquée dans la gestion et le développement de Blainville, reprenant le travail de sa mère.
Le premier manoir seigneurial
Construction : C'est sous sa gouverne, ou celle de son mari, que le premier manoir a été construit vers 1750, marquant un point marquant dans l'histoire de Blainville.
Héritage : Après Suzanne et son mari, la seigneurie a été divisée entre leurs filles, laissant des noms qui perdurent encore aujourd'hui (comme la rue Suzanne-Piot à Blainville).
En bref : Suzanne Piot de Langloiserie est la matriarche qui a vu la construction du manoir initial de la seigneurie, ancrant le nom de Céloron de Blainville dans la région et initiant le développement qui mènera à la ville actuelle.
Suzanne Piot de Langloiserie (1700-1769) et son époux Jean-Baptiste Céloron de Blainville (1696-1756) sont les fondateurs de la seigneurie de Blainville et les constructeurs du premier manoir seigneurial.
Rôle dans la seigneurie de Blainville
Concession de la seigneurie : La seigneurie de Blainville trouve son origine dans la reconcession d'une partie de la seigneurie des Mille-Îles. Après le décès de son premier mari, la mère de Suzanne, Marie-Thérèse Dugué de Boisbriand, veuve du seigneur de Langloiserie, reçoit officiellement la moitié nord-est du territoire, qui sera connue sous le nom de Blainville.
Fondation et développement : Suzanne et son mari Jean-Baptiste prennent la relève de la gestion du territoire. C'est à la suite de leur mariage en 1730 que la seigneurie prend officiellement le nom de Blainville.
Construction du manoir : La construction d'un manoir seigneurial était une obligation imposée aux seigneurs par le roi de France pour prouver leur capacité à administrer le domaine. Suzanne et Jean-Baptiste remplissent cette condition en faisant construire le premier manoir de la seigneurie. Ce complexe domaine-manoir correspondait aux terres situées le long du chemin de la Grande-Côte.
Postérité
Après le décès de Suzanne Piot de Langloiserie en 1769, sa fille, Thérèse de Blainville (Marie-ThérèseCéloron de Blainville), devient la dernière seigneuresse. C'est sous sa gouverne que la région connaît un développement significatif.
Le nom Blainville, donné en l'honneur de la famille Céloron de Blainville, a perduré pour désigner la ville actuelle. Pour en savoir plus sur l'histoire de la ville, vous pouvez consulter la section historique sur le site officiel de Blainville.
Le film animé que vous évoquiez est bien La Petite maison (The Little House, 1952), un court-métrage de Walt Disney inspiré du livre de Virginia Lee Burton. Il raconte l’histoire d’une maison paisible à la campagne, progressivement encerclée par la ville et les gratte-ciel, avant d’être sauvée et déplacée à nouveau dans la nature1.
Le court-métrage d'animation Disney de 1952, intitulé "The Little House" (La Petite Maison, en version française), est un classique. Il s'inspire du livre pour enfants de Virginia Lee Burton, gagnant de la médaille Caldecott. L'œuvre raconte l'histoire d'une charmante maison de campagne qui se retrouve progressivement submergée par le développement urbain et le modernisme, avant d'être finalement sauvée et ramenée à la campagne.
Mémoire et préservation : le film illustre la nostalgie d’un mode de vie épuré et la valeur de préserver ce qui est petit et humain.
Message universel : une critique douce du progrès industriel et un plaidoyer pour l’équilibre entre modernité et nature.
🏠 Résumé de l’histoire de la maison Abraham-Dubois
Origine et propriété La maison Abraham-Dubois appartient à la famille Dubois de 1837 à 2004, puis est acquise par la Ville de Boisbriand en 2019.
Contexte régional
Dès le XIXe siècle, la croissance démographique de Montréal pousse les colons canadiens-français vers les Basses-Laurentides.
La seigneurie des Mille-Îles, concédée en 1683, est progressivement divisée et administrée par différentes familles (Petit, Dumont, Charbonneau).
Colonisation et paroisses
Les premières concessions de terres débutent en 1718.
Saint-Eustache devient paroisse en 1769, suivie de Sainte-Thérèse en 1789.
La colonisation est ralentie par les guerres et le désintérêt des seigneurs, mais s’accélère à la fin du XVIIIe siècle.
Églises et querelles religieuses
Après l’incendie de l’église de Sainte-Rose (1769), des conflits éclatent sur l’emplacement des nouvelles chapelles.
Sainte-Thérèse obtient finalement un curé résident en 1789.
La maison et ses bâtisseurs
François Charbonneau reçoit une terre en 1740; son fils y construit une maison en bois vers 1770.
En 1816, le domaine comprend maison, grange, four à pain, laiterie et caveau.
De 1817 à 1837, une maison en pierre est édifiée, probablement par Pierre Gravel ou Pierre Robineau.
L’acte de vente de 1837 confirme l’existence de cette maison en pierre, ancêtre de l’actuelle maison Abraham-Dubois.
👉 En une phrase : La maison Abraham-Dubois, témoin de plus de 300 ans d’histoire, illustre la colonisation des Basses-Laurentides, les querelles religieuses locales et l’évolution des seigneuries, avant de devenir un patrimoine acquis par la Ville de Boisbriand.
👉 Ce tableau est une version condensée de la frise : il permet de garder les repères historiques en un seul coup d’œil, idéal pour un dossier, une fiche pédagogique ou une présentation.
📜 Tableau chronologique – Maison Abraham-Dubois
Date
Événement clé
1683
Concession de la seigneurie des Mille-Îles à Michel Du Gue de Boisbriand
1714
Re-concession aux gendres Jean Petit et Charles-Gaspard Piot
1718
Premières concessions de terres le long de la rivière
1734
Mariage de Charlotte Petit avec Eustache Dumont
1739-1760
Eustache Dumont concède 66 terres
1763
Fin du régime militaire, établissement d’un gouvernement civil
1769
Fondation de la paroisse Saint-Eustache
1789
Fondation de la paroisse Sainte-Thérèse
1816
Maison et bâtiments agricoles sur le terrain Charbonneau
1817-1837
Construction probable de la maison en pierre
1837
Vente mentionnant la maison en pierre, début de la lignée Dubois
2004
Fin de la propriété par les descendants Dubois
2019
Acquisition par la Ville de Boisbriand
Démarche de participation publique sur l'avenir de la maison Abraham-Dubois
Au fil des années, nos aspirations architecturales collectives ont progressé de manière impressionnante et futuriste, mais ces nouveaux bâtiments ont été construits sur les fondations de ceux qui les ont précédés. Le seul problème est que beaucoup de ces ancêtres architecturaux n'ont pas survécu aux conséquences du temps qui passe. Par conséquent, de magnifiques structures anciennes qui servaient de bibliothèques, d'églises, de théâtres et de musées ont été détruites par la guerre ou démolies pour faire place à des parkings et des autoroutes.
Ces structures perdues sont extrêmement impressionnantes. Elles ont été construites sans toutes les fixations et les nouvelles machines dont nous disposons aujourd'hui, ce qui requiert un travail acharné…