Je me souviens bien dans mon enfance, soit dans les années 60 à quel point les gens qui possédaient des vieilles maisons étaient gênés de vivre dans ces bâtiments qu’ils considéraient comme des taudis. Leur habitation ne soutenait définitivement la comparaison avec aux les rutilants bungalows qui commençaient à s’enligner dans des rues toutes neuves avec le chauffage central et les services d’aqueduc et d’égout, Ce n’est pas tous les gens qui avaient le téléphone, l’électricité ou encore la télévision. Tout ce confort que le modernisme apportait suscitait l’envie dans les régions rurales.
Au lieu de rénover leur maison et de la moderniser, ils démolissaient cette habitation qu’ils avaient sans doute reçu en héritage, pour se faire construire un de ces bungalows insignifiants et sans âme.
J’ai vu de superbes maisons anciennes que je trouvais magnifiques, disparaitre en un claquement de doigt. Les villes perdaient leur charme d’antan, l’on coupait des arbres matures pour faire place aux nouveaux chemins que l’arrivée massive de l’automobile imposait.
Puis les autoroutes qui ont commencé à morceler le paysage, détruisant sur son passage des manoirs, des châteaux même et plusieurs terres agricoles. C’était ça le modernisme !
Ce sont les années où l’église perdait de plus en plus de son ascendant, les idées évoluaient dans une nouvelle direction autrement et dans ces temps, rares étaient les défenseurs du patrimoine.
C’était la face cachée de la Révolution tranquille